ÉPISODE 184

 

 

Lundi 21 février 1966

 

La déclaration de Marian

 

La confession de Marian porte ses effets. Un douloureux passé menace l’avenir de Betty, Rodney et Steven…

 

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

20,2 millions de téléspectateurs

soit 31,1 %

 

NARRATION : WARNER ANDERSON

Depuis plusieurs semaines, Russ Gehring, rééducateur thérapeute, soigne Allison Mackenzie. Depuis tout ce temps, il connaissait l’identité du chauffeur qui l’a renversée et a pris la fuite. Maintenant, il ne peut plus taire cette information.

 

INTRO

Des individus marchent dans la neige. Russ Gehring sort de sa voiture.

 

 

SCENE 1

John Fowler s’entretient avec Marian à propos de son délit de fuite. Le sergent Goddard prend un formulaire de déclaration. John est ici pour l’interrompre. Il ne veut pas d’une déclaration officielle. Russ Gerhing arrive au poste de police pour parler à John. Ce dernier le gifle violemment en apprenant qu’il savait que Marian était la personne qui a renversé Allison.

 

 

SCENE 2

Rodney frappe à la porte du bureau de Steven et entre. Il donne à Steven un chèque de 1000 dollars (le cadeau de Peyton pour son 21ème anniversaire) en tant qu’honoraires. Schuster entre dans le bureau pour se plaindre à Steven qui a demandé à citer Kim une nouvelle fois comme témoin. Il est en fin de compte d’accord pour qu’elle témoigne à nouveau, mais il rendra Steven responsable de ce qui pourrait arriver à sa fille.

 

 

SCENE 3

John et Marian discutent à l’extérieur du poste de police. Marian dit qu’elle doit voir Allison. John décide de l’emmener lui-même à l’hôpital. Il l’aide à entrer dans sa voiture.

 

 

SCENE 4

Betty, Rodney et Steven se rencontrent dans le vestibule de l’auberge. Ils se préparent à aller dîner. Steven est appelé au téléphone. Betty commande un Rob Roy pour elle et pour Steven. Rodney prend une vodka tonique avec un zeste de citron (il a l’âge requit maintenant). Rodney et Betty discutent en attendant le retour de Steven à table.

 

 

SCENE 5

Norman se rend au drugstore pour y voir Rita. Il lui apprend qu’il vient juste d’obtenir un emploi chez Eli Carson. Eli ferme le magasin maritime pour ouvrir un magasin général.

 

 

SCENE 6

Dans la chambre d’hôpital d’Allison, le Dr Rossi essaie une nouvelle fois de faire marcher la jeune fille. Il lui parle des relations tendues qu’elle a en ce moment avec ses parents. Allison lui dit qu’elle est fatiguée et qu’elle veut dormir. A chaque fois qu’un problème se pose, Allison fuit la réalité.

 

 

SCENE 7

Dans le hall, Michael dit à Elliot qu’Allison ne veut pas voir ses parents. Il lui parle des cheveux qu’elle s’est coupée courts. Probablement une rébellion de la part de la jeune fille. Le médecin vient de lui donner un sédatif. Tandis que Rossi s’en va, Norman et Rita entrent et souhaitent voir Allison. Mais on leur interdit l’entrée de sa chambre parce qu’elle est en train de dormir. Norman remercie Elliot pour l’annonce du mariage dans le Clarion.

 

 

SCENE 8

John et Marian se dirigent vers l’endroit où Elliot et Constance sont assis. Marian leur dit qu’elle souhaite voir Allison. Elliot l’informe qu’elle dort. Cependant, Constance et Marian entrent dans la chambre. Constance dit à la femme du District Attorney qu’Allison a marché il y a deux jours, mais qu’aujourd’hui elle ne peut pas bouger toute la partie gauche de son corps. Constance demande à Marian ce qu’elle voulait dire à Allison. Marian avoue avoir heurté Allison.

 

Dans le couloir, John et Elliot se disputent. Marian sort de la chambre d’Allison. Elliot demande à Marian si John était au courant. Les Fowler s’en vont.

 

Elliot dit à Constance qu’il aura la peau de John Fowler si jamais il savait que c’est Marian qui a percuté Allison.

 

Dialogues de la scène 8

Elliot et Constance sont assis dans le couloir de l’hôpital, près de la chambre d’Allison. Marian et John s’approchent d’eux.

 

MARIAN : Je voudrais voir Allison.

 

ELLIOT : Elle dort en ce moment.

 

MARIAN : Je dois la voir.

 

ELLIOT : Pourquoi ?    

 

MARIAN : J’ai quelque chose à lui dire.

 

ELLIOT : Quoi donc ?

 

MARIAN : C’est terriblement important.

 

CONSTANCE : Est-ce quelque chose que vous pouvez me dire ?

 

MARIAN : Pouvons-nous entrer dans sa chambre ?

 

ELLIOT : Et bien, je vous l’ai dit, elle est endormie. Ils lui ont donné un sédatif. Elle n’entendra pas un mot de ce que vous allez dire.

 

Marian et Constance se rendent dans la chambre d’Allison.

 

MARIAN : J’ai entendu dire qu’elle allait mieux.

 

CONSTANCE : Elle arrivait à marcher il y a deux jours. Puis elle a régressé. C’est le terme qu’ils ont employé. Maintenant elle n’arrive plus à bouger toute la partie gauche de son corps… Que vouliez-vous lui dire ?

 

MARIAN : John et moi sommes mariés depuis six ans. Il semblerait que nous ne pouvons pas avoir d’enfants. Et j’aime les enfants. J’aime les enfants. J’en ai parlé à une personne qui me rend malade. Puis je me suis précipité dans ma voiture. Et je pense que j’étais en larmes. J’étais tellement bouleversée au risque de voir John. Vous comprenez ce que je suis en train de dire ?

 

CONSTANCE : Non, je ne vois pas où vous voulez en venir.

 

Effectivement, une partie du dialogue de Marian n’est pas très compréhensible.

 

MARIAN : Je me suis rendu en voiture sur la route de la plage pour me calmer et remettre de l’ordre dans mes idées. Il y avait du soleil. J’ai appuyé sur la pédale de l’accélérateur et c’est arrivé ?

 

Marian secoue la tête.

 

CONSTANCE : Que voulez-vous dire par « c’est arrivé » ?

 

MARIAN : J’ai heurté Allison.

 

Musique dramatique.

 

La musique s’arrête. Nous sommes dans le couloir avec Elliot et John.

 

ELLIOT : Et elle ne vous a jamais rien dit à propos de ça ?

 

JOHN : C’est exact.

 

ELLIOT : Et vous n’avez jamais rien suspecté ?

 

JOHN : Non.

 

ELLIOT : Pas un seul instant ?

 

JOHN : Non.

 

ELLIOT : Pas même lorsqu’elle a disparu ?

 

JOHN : Je travaillais d’arrache pieds sur le procès.

 

ELLIOT : Oh oui, le procès. Celui qui peut embellir ou détruire votre carrière. Je ne peux pas vous en vouloir d’avoir délibérément mis de côté ceci.

 

JOHN (en colère) : Attendez une minute.

 

ELLIOT : Pouvez-vous imaginer, pouvez-vous concevoir ce qui se passe dans la tête d’un père qui apprend une chose pareille. De savoir qu’une personne a fait du mal à ma fille et peut marcher tranquillement dans la rue sans scrupules.

 

JOHN : Vous n’allez peut-être pas le croire, mais je sais ce que vous ressentez.

 

ELLIOT : J’avais l’habitude d’observer chaque visage qui passait dans le square. Je les regardais attentivement pour voir si je percevais un signe de culpabilité dans leurs yeux. Je vivais dans la haine. La haine était mon pain quotidien. Et ce n’était même pas un homme. C’était une femme. Une femme.

 

Elliot se tourne pour aller dans la chambre d’Allison. John l’attrape par le bras.

 

JOHN : Tenez-vous loin d’elle.

 

ELLIOT : Lâchez-moi immédiatement.

 

JOHN : Carson, laissez la justice faire son œuvre.

 

ELLIOT : Il me semble que dans cette ville, la justice est uniquement faite pour condamner les innocents et laisser en liberté les coupables.

 

Elliot entre dans la chambre.

 

ELLIOT : Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que votre mari ne savait rien à propos de ceci ?

 

MARIAN : Non.

 

Elliot, en colère, se détourne de Marian. Les Fowler quittent la chambre.

 

CONSTANCE : Maintenant que nous savons, que pouvons-nous faire ? Rien.

 

ELLIOT : Au contraire.

 

CONSTANCE : L’attacher au pilori ? L’envoyer à la potence ? Que peux-tu faire de bien, Elliot ? Est-ce qu’Allison ira mieux ?

 

ELLIOT : Je n’arrive pas à croire que Fowler n’était pas au courant. S’il l’était et qu’il n’a rien dit, il ne lui sera plus permis de pratiquer la justice. Si je peux prouver qu’il savait, je le ferais tomber.

 

 

 

DANS LE PROCHAIN EPISODE

Norman parle avec Eli, Rodney avec Leslie et Steven, Elliot avec John pendant que Constance les observe.

 

NORMAN : Vous n’aimez pas emprunter de l’argent à des étrangers. Nous allons donc tout faire par nous-même ou nous ne ferons rien du tout.

 

RODNEY : Je suis fatigué d’être en procès pour meurtre. Ne pouvons-nous pas tout simplement mettre toutes ces choses de côté et retourner à l’essentiel ?

 

ELLIOT : Vous n’avez pas votre place derrière ce bureau. Vous n’avez pas votre place dans une cour de justice.

JOHN : Actuellement, je suis derrière ce bureau.

 

 

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